Syndicat de l’enseignement de l’Ouest de Montréal et Commission scolaire de Marguerite-Bourgeoys

Affaire judiciarisée
26/03/2007

Institution concernée

Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys

1100 Boulevard Cote Vertu Ouest
Montreal, QC H4L 1Y4
Canada

Domaine de droit

Droit du travail-griefs

Tribunal

Tribunal du travail/administratif

Niveau d’instance

Première instance

Nature des motifs

Liberté d’expression

Personnes et institutions mises en cause

Enseignant(s)

Personnes ou institutions plaignantes

Administration, direction

Type de problème soulevé

Touchant les tâches: enseignement, recherche, services à la collectivité

Description

Faits

Les employé.e.s tentent d’alerter les autorités compétentes, le grand public et les médias des problèmes de salubrité dans leur école (infiltration d’eau). Il leur est reproché aux deux employé.e.s d’avoir fait rentrer un journaliste et un caméraman dans l’école et d’avoir écrit une lettre aux parents d’élèves au sujet de l’état de l’école. L’envoie de cette lettre est le principal reproche qui leur ait fait.

En outre, il est reproché à en particulier l’employée (A.S.) d’avoir circulé dans l’école avec les élèves pour montrer l’état de délabrement et les inciter à écrire à la direction pour dénoncer la situation.

Il est reproché à l’employé (R.N.) d’avoir manqué un cours pour donner une entrevue aux médias.

Les deux employé.e.s sont suspendu.e.s.

Question en litige

En s’exprimant sur l’état de délabrement de leur école, est ce que les employés ont manqué à leur obligation de loyauté à l’égard de leur employeur.

Bases légales

Code civil, art. 2088.

Décision

Dans son examen de la lettre envoyée aux parents, l’arbitre constate que son contenu ne contient pas de fausseté, critique la gestion du dossier par l’école et s’inquiète des conséquences sur la santé des élèves et du personnel de l’état de délabrement du bâtiment. Même si les employé.e.s sont liée par une obligation de loyauté à l’égard de leur employeur, leur « loyauté première est auprès de ses élèves ».

En envoyant cette lettre, les employé.e.s exercent leur liberté d’expression sans enfreindre leur obligation de loyauté.